terça-feira, setembro 18, 2007

Definindo REVOLTAS...

Occasionss’ill fallait réduire la diversité des institutions et résumer la complexité des situations de violence, on pourrait ne distinguer que des luttes pour la survie et des luttes pour le pouvoir. Voilà quelles seraient les plus évidentes et plus générales motivations de trouble citadins dans le anciennes sociétés préindustrielles : l’angoisse inspiré par l’enchérissement des vivres et, d’autre part, la recherche du pouvoir dans la cité.
RôlesUne fois la violence à l’ordre du jour à côte des habitants attroupés dont l’émeute tendait à un but bien précis, accouraient des participants indésirables, attirés par le pillage. Ceux-là étaient des journaliers, des paroisses, des faubourgs ou de la proche campagne, des domestiques, des mariniers dans les ports, des mendiants dans les grandes villes. (…) La participation de femmes étaient elle aussi traditionnelle. Elles se rencontraient d’abord dans les désordres. Frumentaires où elles formaient parfois la majorité de l’attroupement.
Circonstances provocatricesLe jaillissement de l’émeute, sa cause immédiate paraissent souvent après coup infimes et absurdes. Le rôle des fausses nouvelles et de paniques y a été justement souligné (M. Pillarget) une rumeur, une menu fait devenaient causes directes de violence
Fonctions de la révolteLa principale fonction de la révolte, la plus évidence et explicité, était justicière. (…) La révolte relèverait d’une sorte de droite subjective de la communauté, antérieure à toute loi étatique. (…) On pourrait enfin discerner une fonction purificatrice de la révolte. (…) Inconsciemment ils cherchent par le moyen de la violence à restaurer l’innocence de leur communauté, à retrouver sa virginité originelle, antérieure aux agressions des ennemis publics regardés comme des profanateurs
Yves-Marie Bercé, Révoltes et révolutions dans l’Europe Moderne (XVI-XVIII siècles), PUF, Paris, 1988

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