quarta-feira, maio 07, 2008

Assim vai o ensino em França...

Pourquoi le lycée Blaise-Cendrars, à Sevran (Seine-Saint-Denis), classé en « zone préven­tion violence », perd-il 10 postes de profs quand le prestigieux lycée Henri-IV à Paris n'en comptera que 2 de moins à la prochaine rentrée ?

Pourquoi le petit lycée professionnel Alfred-Costes (Bobigny) se voit-il sabré de 10 enseignants (sur 69) alors que Saint-Louis-de-Gonzague, dans le XVIe arron­dissement,devrait conserver tous les siens ?

A « Costes », les dédoublements de classes, dé­sormais presque impossibles, avaient pourtant per­mis de faire reculer l'absentéisme (courant avec des ados difficiles) de 40 %. Or voilà bien le genre de statistique dont le ministère du Budget , tutelle de l'Education et maître d'œuvre des 11 200 suppres­sions de postes à la prochaine rentrée , n'a que faire. Une classe dédoublée, c'est un prof devant 12 ou 15 élèves, au lieu de 25 ou 30, donc un insou­tenable gaspillage. C'est comme pour les options : un cours d'arts plastiques ou de latin en zone d'édu­cation prioritaire (ZEP) risque de n'attirer qu'une poignée d'élèves. Gabegie ! Le même enseigne­ment remplirait une salle dans un lycée de centre-ville.

Terminé, les options et leurs enseignants pour minorités scolaires. Et tant pis si ces artistes ou la­tinistes de ZEP contribuaient à améliorer l'image de l'établissement et à retenir de meilleurs élèves. Voilà pourquoi, dans la grande purge qui touche pour la sixième année consécutive l'Education nationale, les bahuts déjà défavorisés subissent les atteintes les plus sévères. Illustration ?

A Paris, les collèges des six ar­rondissement les moins bourgeois (XI1, XIIe, XIIIe, XVIIIe, XIXe, XXe) perdent 60 postes. Ceux des huit arrondissements les plus aisés, 18 seulement ! Encore plus fort pour les lycées : 45 suppressions pour les premiers, 11 pour les seconds. Rien d'étonnant donc, si dans les récentes manifs lycéennes les élèves des bahuts populaires se font particulièrement entendre, et si les discours de Xavier Darcos les laissent sceptiques. Le mi­nistre assure qu'à la prochaine rentrée le taux d'en­cadrement profs-élèves sera égal à celui de l'année dernière.

Un peu moins égal pour certains, peut-être ?

in panfleto sindical

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