quinta-feira, junho 26, 2008

Poesia de Junho XXVI

Nom à la mer

Je ne suspendrai pas mon ombre sur une corde à linge
mais la jetterai au détour du chemin et
Je te rencontrerai
alors que tu me quittes pour elle
Tu me dépasseras fatalement
Quant à moi, je m'amuserai :
avec les lettres de mon nom qui m'ont échappé un matin et se sont éparpillées.

Dans la maison du bateleur, dans son coffre ou dans son théâtre,
dans son jeu, dans sa magie,
et dans mon enfance que je pousse à ruser
non parce qu'elle est un vol d'oiseaux que je mène à leur nid la nuit
mais aussi une promesse qui m'a quittée suivant cette même ombre,
mon ombre avalant le sommeil.

Lorsque la mare au-dessus du ravin se mit à frémir
après qu'un poisson d'argent se fut insinué en elle jusqu’au fond de son ventre
ce poisson luisant qui me glisse toujours entre les doigts
quand je cherche les phrases alignées comme des briques entre les deux limites
afin d'en faire ma maison
ou ma chambre
ou mon lit
Là, là où je n’ai pas de pays, dans le non de la terre à la terre, dans le non de la patrie à mes pères

là où ce nom avoisine ce que ma mère a planté
et sa langue est une pousse dans le carré de boue de mon enfance,
La langue qu'elle a mise dans ma bouche et qui m'est devenue une mère
à la place de la Mère langue.


FATHY Safaa

1 comentário:

christine disse...

où trouves-tu ces poèmes magnifiques ? Christine